Souvenez-vous par un courrier en date du 29 septembre dernier à l’attention de tous les nogentais, M. le Maire terminait son propos par une phrase bien curieuse : « j’ai à cœur de faire taire ceux qui ne colportent que des choses néfastes nuisant à cette belle harmonie qui doit régner parmi nous, habitants de Nogent ».
Instinctivement, notre réaction à ces mots fut de les trouver choquants. Nous avons beau chercher, nous n'avons pas souvenance d’avoir entendu ou lu une personne ayant mandat public s’adresser comme cela à ses administrés.
Ensuite, en relisant il nous apparut dans la pensée de M. le maire une grande dichotomie. Il y a d’abord le ton volontaire et très violent de « j’ai à cœur de faire taire… », suivi d’un grand flou « ceux qui ne colportent que… »
Pourquoi ce ton très menaçant si le ou les criminels ne sont pas désignés et si le crime n’est pas défini. Car qui sont « ceux » et que veut dire « qui colportent des choses néfastes… » Et qu’elle est « cette belle harmonie » qui sied tant à M. le maire ? Et si elle ne convient pas à tout le monde ?
C’est bien le droit de chacun de ne pas approuver l’action de M. le maire. Cela en fait-il un crime ?
L’opposition des idées, le débat, la critique, la liberté d’expression font partis de notre système démocratique et n’ont pas à être remis en cause.
Pour clôturer nos propos, nous citerons Beaumarchais :
Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur.
Nous faisons peut être fausse route, peut-être n'avons-nous pas compris le mot du maire, mais il est certain qu’un maire ne devrait pas s’exprimer ainsi.
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