Par un courrier en date du 15 janvier 2021 distribué à tous les Nogentais, M. Leclair vous a présenté sa vérité sur l’invalidation par le conseil d’état de l’élection de Mme Lagrange et de M. Touzart.
Contrairement aux faits qui sont indéniables, l’interprétation que l’on en fait est sujette à caution. M. Leclair vous a fait part de sa vision de l’événement, permettez que l’on vous présente notre vérité, un peu différente.
Tout d’abord les faits :
- Un électeur non inscrit sur la liste électorale a déposé un bulletin dans l’urne.
- Cet incident a été retranscrit dans le PV de l’élection.
- Mme Lagrange et M. Touzart, décompte des voix effectué, sont déclarés élus (liste Leclair).
- Dans le temps légalement imparti, un recours en 6 points a été déposé auprès du tribunal administratif d’Orléans contre la liste Leclair.
- Entre les deux tours Mme Lagrange démissionne.
- Fin septembre, le tribunal administratif donne son verdict. Il rejette 5 des points des requérants et déclare l’invalidité de l’élection de Mme Lagrange et de M. Touzart. Le tribunal a, selon la loi électorale, retiré une voix à chacun des candidats pour compenser le vote qui n’aurait pas dû avoir lieu.
- Courant octobre 2020, M. Touzart fait appel de sa condamnation auprès du Conseil d’Etat.
- Peu de temps après, M. Leclair dépose un recours auprès du conseil d’état demandant l’invalidation du second tour de l’élection municipale du 28 juin 2020 ayant vu la victoire de Mme Jamois et M. Deschamps (liste Jamois). La procédure légale eut été de déposer prioritairement recours pour annulation de ce scrutin auprès du tribunal administratif, mais en octobre 2020 M. Leclair se trouvait hors délai.
- Fin décembre le Conseil d’Etat rejette les appels de MM. Touzart et Leclair et ordonne une nouvelle élection complémentaire.
Maintenant notre vision des faits :
Concernant la personne qui n’aurait pas dû voter, dans ses différents mémoires comme dans son courrier aux habitants, M. Leclair incrimine seulement le membre de la liste Jamois qui était aux enveloppes, en oubliant la coresponsabilité du membre de sa liste qui était à l’émargement. A aucun moment avant qu’elle ne dépose son choix dans l’urne, l’ensemble du bureau n’a vérifié que cette personne était bien inscrite sur les listes électorales. L’erreur, la faute est donc collégiale.
Ensuite, une fois averti de cet incident M. Leclair, maire sortant et président du bureau, épaulé par la secrétaire de mairie, respectivement douze et vingt ans d’expérience à organiser des dimanches électoraux n’ont pas appliqué à cet événement la règle électorale qu’il convenait de prendre. C’est-à-dire de retirer, une fois le décompte opéré, une voix à l’ensemble des candidats. C’est ce que la justice a fait, appliquer le droit, rien que le droit !
Si cela avait été fait, Mme Lagrange et M. Touzart n’auraient pas été élus au premier tour, ils auraient eu tout loisir avec les autres candidats de leur liste non élus de tenter leur chance au second tour.
La liste Jamois aurait pu présenter 4 candidats au lieu de 2 au second tour.
Le recours déposé au tribunal administratif aurait été intégralement débouté, de ce fait M. Touzart n’aurait pas eu le désagrément de subir ces décisions juridiques.
Il n’y aurait pas de 3ème tour électoral programmé.
La vie à Nogent-sur-Eure serait bien différente.
Avec ce droit de réponse au courrier de M. Leclair, vous avez, chers lecteurs, toutes possibilités maintenant de forger votre propre opinion.
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